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VIH/Sida

« Un Toit pour elles »

Un « Toit pour elles » est le résultat des liens qui se sont tissés avec toutes les femmes, les professionnels de la santé, nos partenaires … des personnes clef à vocation universelle …

Un toit pour elles pour se soigner et vivre autrement avec le VIH Sida, une approche pour développer une logique de soins ambulatoires centrée sur la femme et ses pairs dans leur milieu de vie.



Un toit … un havre de paix pour des personnes vulnérables… pour des femmes actrices d’un accompagnement psychosocial et thérapeutique.

Notre travail de proximité est une politique de petits pas, un soutien de première ligne au chevet des personnes malades, des personnes en souffrance. Notre démarche d’action communautaire est un processus qui permet de repérer les potentialités de changement, de reconnaître à la personne, une place active et autonome. Mais force est de constater que les dernières décisions politiques renforcent la précarisation.

«Protéger les plus démunis est un principe partagé dans toute société démocratique. Les personnes gravement malades qui sollicitent une protection médicale devraient ainsi voir leur demande de séjour prise en compte au travers du prisme de la dignité humaine et aboutir favorablement. En 2013, seulement 319 demandes de séjour pour raisons médicales sur les 14027 introduites ont abouti, soit 2,27%. De quoi interroger les mesures prises par le gouvernement belge pour éviter les demandes abusives et notamment le « filtre médical ». Dès lors, de quelle protection des personnes gravement malades parlons-nous ?» -Marie-Belle Hiernaux

Un Toit pour elles … pour l’action NYAMPINGA

NYAMPINGA signifie, en Kinyarwanda, langue du Rwanda : «toute femme qui veille, du haut de la colline, à ce que le voyageur ne manque de rien». Un proverbe rwandais dit : «umukobwa ni nyampinga» : la femme est garante de l’arrivée au sommet. Elle est la nourricière des affamés qui gravissent les montagnes à la recherche du bonheur. Elle est la gardienne des hauteurs pour étancher la soif des pèlerins de la vie.

Un Toit pour elles, pour l’action Nyampinga est un réseau de solidarité entre pairs, un cadre de convivialité et d’accompagnement où les femmes vulnérables se retrouvent pour rompre l’isolement, échanger, s’entraider et se soutenir mutuellement à travers l’entretien individuel, les visites à l’hôpital/au domicile, les accompagnements sociaux, les groupes de parole, les ateliers au service de la santé et de l’estime de soi.

Cette maison appartient aux femmes qui en ont crucialement besoin. Mais elle est aussi ouverte à tous ceux et celles qui, ont décidé d’être Nyampinga c'est-à-dire généreux ou tout simplement humains. Nous avons besoin de chacun d’entre vous pour que Nyampinga reste debout et continue d’accueillir et d’accompagner toutes celles qui souffrent et doivent gravir des montagnes de difficultés pour voir leur horizon dégagé de tout nuage.

N’ayez pas peur d’entamer la montée de ces montagnes, Nyampinga est postée à la fois dans la vallée, sur les flancs et au sommet. Nous sommes naturellement Nyampinga. Vous aussi, vous êtes, par solidarité et générosité, Nyampinga

Un Toit pour elles… c’est aussi

Une association de patientes, un accompagnement spécifique de femmes, un travail social de proximité, une démarche du « mieux vivre » face aux multiples vulnérabilités, une adaptation de la prévention aux spécificités culturelles des femmes, un échange entre les professionnels médico-sociaux et les personnes fragilisées par la maladie en vue d’une meilleure prise en charge, une rupture du rejet et de la stigmatisation des femmes touchées par le VIH/SIDA par la sensibilisation, un accompagnement en fin de vie.

Le Collectif des Femmes de LLN inaugure « Un toit pour elles » - 13/09/2014

 

 







Un réseau de soins ambulatoires

«J’ai aidé à les soigner, je pense en avoir soulagé plusieurs. Je sais n’en avoir guéri aucun». - Patrick Declerck, Les naufragés

Des pratiques innovantes d’accompagnement et des perspectives nouvelles se dessinent pour faire face aux nouveaux défis liés à une plus grande précarité des femmes et familles séropositives, un suivi des femmes dans leur milieu de vie.

Une démarche dans laquelle des mondes différents se rencontrent.

Des logiques de prises en charge qui se complètent : prévention, dépistage, accompagnement ambulatoire intense avec les personnes concernées, cette approche pluridisciplinaire centrée sur les personnes a un impact direct sur la qualité des soins et la santé elle-même.

Nous offrons aux femmes une opportunité supplémentaire d’autonomie, d’empowerment et en permettant à la structure soignante d’être plus au cœur des problématiques individuelles, l’offre et le soutien ne sont que bénéfiques pour chacune des parties.

Les groupes de paroles un outil pour communiquer.

Retisser jour après jour les fils d’une vie malgré les douleurs et les traumatismes… mettre en mots les émotions et les sentiments exprimés de manière tactile et implicite.

Ces femmes vivent le plus souvent dans l’exclusion et dans une précarité à la fois sociale et symbolique, il est donc nécessaire d’en aménager les conditions à travers des pratiques innovantes et par un accompagnement à chaque fois singulier.

Un Toit pour elles… aussi pour se détendre…

A travers la décoration et l’aménagement de l’espace, nous avons rendu cet endroit chaleureux, paisible et rassurant… les femmes doivent pouvoir s’y détendre, relâcher leur corps et leurs crispations, s’y assoupir sans crainte.

Le corps des femmes comme vecteur de bien social…

Le travail réalisé autour de l’hygiène et de l’apparence permet aux femmes de s’envisager différemment. En prenant soin d’elle, la personne reprend ainsi conscience qu’elle en vaut la peine et cela lui redonne le courage de vivre, de refaire des projets.

Des massages de bien-être une porte d’entrée vers l’estime de soi… le toucher de l’autre permet de ressentir que j’existe en tant que personne. Une bénévole spécialisée dans le domaine est ainsi souvent médiatrice d’une possible rencontre.

Le CPAS au pied du mur des inégalités…

Le CPAS constitue le « gros filet » institutionnel susceptible de préserver une dignité de vie et une affiliation sociale.

Les contraintes légales actuelles ne leur permettent plus d’intervenir pour les femmes et enfants malades qui ont reçu des ordres d’expulsion et qui n’ont pas accès à leur traitement dans leur pays d’origine.

Pourtant, parmi les facteurs qui déterminent la santé, un des plus importants est le revenu, d’abord, parce qu’avec le revenu, c’est le logement et les besoins primaires qui sont en cause. Les personnes qui ne bénéficient plus d’un revenu d’intégration ont le choix entre un endettement structurel ou d’être à la rue.

Une approche communautaire de la santé, une des stratégies d’intervention sur les déterminants socio-économiques

Nous avons des moyens limités mais ce sont parfois de petits détails qui font la différence. Nos dispositifs novateurs s’inscrivent dans une éthique du choix thérapeutique…renforcer les aptitudes indispensables à la vie… notamment celles qui leur permettront de participer à une démarche de formation de la santé. La responsabilisation des femmes est citée comme l’une des conditions préalables à l’instauration de la santé.

Comment réduire les conséquences de la mauvaise santé sur la capacité des personnes de contrôler leur vie et de se réaliser ?

Nous sommes confrontées à un nombre impressionnant de mères qui se trouvent seules avec leurs enfants, noyées sous les responsabilités disposant de pas ou d’un budget étriqué, logement exigu, mal insonorisé humide… ou sans logement…

Le niveau de revenu, le statut professionnel et le niveau d’instruction sont des déterminants des comportements associés à la santé. Une attention particulière est portée aux interventions visant à améliorer l’autonomie des femmes. Grâce à la Fondation Roi Baudouin, nous avons pu acquérir une brodeuse professionnelle. Les femmes africaines excellent dans cet art : des nappes brodées, des vêtements personnalisés leur permettent de sortir de l’assistanat.