Revendications synthétisées avec des deadlines

  • Lancer un comité de concertation régulier entre tous les partenaires (dès juin)

Université :

Pour la rentrée de septembre :

  • Développer la cellule “Dispositif de prévention et de traitement de la violence, du harcèlement et des discriminations pour les étudiant·es” avec plus de professionnel·les formé·es sur la question des différentes discriminations et du consentement. D’avoir plus de professionnel·les (juriste, assistant social, infirmier, psychologue) formé·es à aider et accompagner les personnes victimes d’agressions sexistes dans les services d’aide. Il faudrait la doter de moyens adéquats qui lui permettent de faire face et d’accompagner les personnes agressées .. (La formation continue devrait porter entre autres sur la prévention et la détection, sur l’égalité hommes-femmes, sur les besoins et les droits des victimes, le respect de protocoles de protection des victimes, la récolte de preuves médicales, psychologiques et juridiques, etc.)
  • Avoir dans la cellule un·e professionnel·le qui formerait et coordonnerait une équipe d’étudiant·es-contact engagé·es en tant que jobistes, qui auraient des objectifs de sensibilisation sur le campus, d’information auprès des étudiant·es et de raccompagnateur·trices de soirée grâce à un numéro d’urgence fournit par les autorités – et/ou un circuit safe construit avec les personnes vivant du sexisme et du harcèlement.
  • En partenariat avec d’autres acteurs et actrices, créer un plan de sensibilisation et de formation ambitieux et d’ampleur ( conférences, cours sur les questions de genre, campagne d’affichages, guide dans les welcome pack avec les aides disponibles et le numéro d’urgence…)
  • Une transparence absolue sur la mise en place, les budgets et les mesures prises par les autorités compétentes.

Pouvoir communal:

  • Lancer des marches exploratoires coordonnées par la Ville avec le secteur associatif, citoyen et avec l’aide des universités pour repenser un aménagement du territoire plus sécurisant avec des mesures concrètes avant décembre 2021 (dès juillet-août)
  • Mettre en place l’encadrement et la coordination de tous ces partenariats pour ce plan contre les violences sexistes et les agressions dans la ville de Louvain-La-Neuve (proposition dès juin) et désigner un·e échevin·e, à charge de ce travail.
  • Formation d’accueil et prise en charge des victimes de la police et assistantes sociales du CPAS avant décembre 2021 (dès septembre- octobre) avec l’aide des organisations du terrain.
  • Sensibiliser et former le personnel administratif concerné de la Commune pour l’informer de ces demandes, le sensibiliser avec des nouvelles récentes et coordonner avec elle les nouvelles dispositions et les mesures à prendre pour la sécurité des femmes et autres groupes discriminés dans la ville avant décembre 2021 (dès octobre-novembre)
  • Établir ou améliorer la carte des lieux dangereux avec toutes les rues de la ville. Il faut l’employer pour un plan de sécurisation avant janvier 2022.

Revendications contre les violences sexistes et les agressions sexuelles dans la ville campus de Louvain-la-Neuve

Ces propositions sont co-écrites par les collectifs de Louvain-La-Neuve : COMAC – AGL – COLLECTIF DES FEMMES – CHELLN – CORSCI – CARDIJN SOLIDAIRE – ECOLO J – JPS – HELHA – VIE FÉMININE – Kot l’ANGELA – LA MEUTE – CORPS ÉCRITS, ORGANE ASBL – PLANNING FAMILIAL LLN

(La signature de ce document n’implique nullement un quelconque soutien à un parti politique)

Le problème important et urgent du sexisme et des agressions sexuelles dans la ville/campus de Louvain-La-Neuve demande des réponses adéquates et immédiates, à la mesure du problème, dont l’approche complexe et multilatérale se doit d’être constructive et ambitieuse. Nous savons que ce problème n’est pas exclusif à LLN mais commun aux campus en Belgique et même dans le monde.

Les agressions et les cas de viols commis dans les rues de LLN ne constituent pas la majorité des agressions sexuelles : 87% des agressions sexuelles et des viols sont commis par des personnes connues (amis, cokoteurs, connaissances, partenaires). Actuellement, avec le confinement, les gens restent les uns sur les autres et il y a beaucoup d’agressions dans les kots, au sein même du lieu de vie. Une situation terrible pour la victime, mais aussi difficile pour les personnes qui sont collatérales et qui doivent parfois assister à des scènes insupportables. Les témoignages les plus courants sont des agressions sexuelles qui sont commises dans le cadre amical, amoureux, ou des colocations. On retrouve aussi le problème du non-respect du consentement dans les fêtes estudiantines et les baptêmes.

Il ne faut donc pas oublier qui sont les violeurs. Ce sont souvent des conjoints, des cokoteurs, des personnes de confiance. La possibilité de porter plainte est minime si l’agresseur, le cokoteur, reste au sein du kot.

Et il y a une culture de la non-dénonciation. La plupart de femmes violentées ou violées ne déposent pas une plainte ; pour faire monter le taux de signalement des agressions, il est important de renforcer le pouvoir d’agir des femmes en leur donnant confiance et en les informant sur leurs droits ; et au moins il faut travailler à rassurer les victimes que la plainte sera écoutée et l’agresseur pénalisé.

Mais il ne faut pas négliger de prévenir et de punir des harcèlements en rues, les cas de harcèlements physiques, des agressions « académiques », etc.

Cette violence de genre, et plus précisément la violence sexuelle, a déjà été dénoncée à LLN depuis plusieurs années, par plusieurs associations étudiantes présentes sur le campus et par diverses ASBL, le Collectif des Femmes jouant un rôle de coordination. En octobre 2020, un rassemblement de femmes “Pas une de plus” et principalement d’étudiant·es de la ville a dénoncé une tentative de viol, des agressions sexuelles à répétition, et protesté contre l’insécurité dans la ville et le manque d’action des autorités pour la garantir. A cette occasion, des revendications ont été écrites et médiatisées. Maintenant, ces mêmes affirmations sont reflétées dans ce document.

Les revendications peuvent être regroupées en plusieurs chapitres :

1- Revendications dirigées vers l’Université et les Hautes-Écoles

2-  Revendications dirigées vers les autorités communales, la police et d’autres acteurs de la ville

3- Revendications destinées aux autorités régionales ou fédérales

4- La sensibilisation et l’éducation comme prévention

1- Revendications dirigées vers l’Université et les Hautes-Écoles

Nous sommes conscient·es que la réalité de l’Université, immergée dans une ville, implique un partage des responsabilités avec les autorités communales. Cependant, les autorités universitaires et les directeurs des Hautes écoles ont des obligations précises qui leur sont propres pour assurer la sécurité de leurs étudiant·es et pour prévenir les actes criminels sur le campus, pour guider et aider les victimes et pour punir les coupables avec leurs propres moyens.

Nous encourageons vivement l’Université et les écoles Supérieures à élaborer et promulguer ouvertement un ou plusieurs protocoles concernant la prévention, la prise en charge et la sanction du harcèlement et des agressions sexuelles contre les membres de l’Université et des Écoles Supérieures – en particulier les étudiantes.   Ce ou ces protocoles – qui amèneront peut-être à modifier les règlements actuels de l’Université ou des Écoles – devraient indiquer, dans leur libellé, les voies légales que les victimes peuvent suivre à partir de l’organisation juridique de l’État belge.

Il est nécessaire de construire un espace de collaboration entre les établissements de l’enseignement supérieur, UCLouvain et Hautes Ecoles, concernant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Développer, en outre du protocole interne, la cellule “Dispositif de prévention et de traitement de la violence, du harcèlement et des discriminations pour les étudiant·es” avec plus de professionnel·les formé·es sur la question des différentes discriminations et d’avoir plus de professionnel·les formé·es pour aider et accompagner les personnes victimes d’agressions sexistes.

Et faire en sorte que tou·te·s les étudiant·es connaissent les protocoles, les dispositifs de collaboration entre institutions et les aides disponibles pour toutes et tous.

Concernant les sanctions, l’UCLouvain sanctionne déjà lorsqu’un·e étudiant·e plagie un texte, par exemple, mais il n’y a pas encore de sanctions prévues pour un violeur ou un potentiel agresseur sexuel !

L’UCLouvain manque d’une position forte sur la question, à hauteur de l’enjeu. Au-delà du discours, la politique de l’Université doit être réellement engagée pour le féminisme sur le campus, avec un engagement de moyens pour travailler vers l’égalité des genres. En ce sens, il faut souligner que les initiatives des associations étudiantes sur la question des agressions sexuelles ont des limites matérielles évidentes, alors que l’Université dispose de bien plus de moyens et de ressources, voire sur certains points plus que la commune elle-même.

Ces propositions ne pourront être possibles sans un financement de l’UCLouvain à la hauteur des mesures nécessaires à contrer notre problème. Une transparence sur la mise en place, les budgets et les mesures prises par les autorités compétentes devrait donner la mesure de l’engagement.

Enfin, il faut le dire : c’est une opinion largement répandue parmi les associations étudiantes que l’UCLouvain peut faire beaucoup plus qu’elle ne le fait actuellement en la matière.

Concrètement le protocole en question devrait plus particulièrement :

Considérer qu’il y a un réel problème au niveau de l’application « Together » de l’UCLouvain qui n’est pas assez efficace et pas assez connue. En pratique, elle ne fonctionne pas. (Tania Van Hemelryck, conseillère du recteur pour la politique du genre l’a signalé).

Développer la cellule “Dispositif de prévention et de traitement de la violence, du harcèlement et des discriminations pour les étudiant·e·s” avec plus de professionnel·les formé·es sur la question des différentes discriminations et du consentement. D’avoir plus de professionnel·les (juriste, assistant social, infirmier, psychologue) formé·es à aider et accompagner les personnes victimes d’agressions sexistes dans les services d’aide. Il faudrait la doter de moyens adéquats qui lui permettent de faire face et d’accompagner les personnes agressées. (La formation continue devrait porter entre autres sur la prévention et la détection, sur l’égalité hommes-femmes, sur les besoins et les droits des victimes, le respect de protocoles de protection des victimes, la récolte de preuves médicales, psychologiques et juridiques, etc.) (Rentrée 2021)

Avoir dans la cellule un·e professionnel·le qui formerait et coordonnerait une équipe d’étudiant·es-contact engagé·es en tant que jobistes, qui auraient des objectifs de sensibilisation sur le campus, d’information auprès des étudiant·es et de raccompagnateur·trices de soirée grâce à un numéro d’urgence fournit par les autorités – et/ou un circuit safe construit avec les personnes vivant du sexisme et du harcèlement.  (Rentrée 2021)

En partenariat avec d’autres acteurs et actrices, créer un plan de sensibilisation et de formations ambitieux et d’ampleur (conférences, cours sur les questions de genre, campagne d’affichages, guide dans les welcome pack avec les aides disponibles et le numéro d’urgence…) (Rentrée 2021)

La formation du secteur judiciaire commence dans les facultés de droit.  Des modules comme « les violences au sein du couple » devrait pouvoir élargir leur portée vers d’autres violences sexuelles, vers l’approche du genre, etc.

Proposer une solution de relogement aux victimes qui doivent vivre avec leur agresseur. De nombreuses victimes d’agressions sexuelles dans les kots n’osent pas porter plainte ou dénoncer leur cokoteur, car elles doivent continuer à vivre avec leur agresseur. Une coordination avec UCLogement pour trouver une solution permettrait de lever ce poids qui pèse sur la personne quand elle veut entamer la procédure de plainte.

Empêcher les “traitements de faveur”. En cas d’agression par du personnel de l’UCLouvain, les plaintes devraient être gérées par un comité externe à l’UCLouvain par souci de neutralité (pour éviter un traitement de faveur, que les plaintes ne donnent pas suite…).

Communiquer de manière transparente. Une transparence absolue sur la mise en place, les budgets et les mesures prises par les autorités compétentes.

2- Dirigées vers les autorités communales, la police, le CPAS et d’autres acteurs de la ville

  • La coordination : la Commune pourrait désigner un·e échevin·e, chargé·e de ce travail pour l’encadrer et assurer la coordination avec l’UCLouvain, les Hautes Écoles, les étudiant·es, l’associatif, les centres de planning familial et toutes les structures concernées.
  • Le partenariat : beaucoup d’actions de la commune sur le sujet pourraient être travaillées avec les étudiant·es.
  • La Commune est déjà d’accord pour travailler avec toutes les associations, avec les étudiant·es et les personnes qui veulent faire de la prévention et de la lutte contre la violence envers les femmes une priorité. Il faut que les associations puissent être en relation continue avec des professionnel·les, à des gens qui ont l’habitude et qui font face à ces questions chaque jour.
  • La commune pense dans ce but mettre en place un partenariat durable avec le recteur de l’UCLouvain, les directions des Hautes Écoles, la police, la société civile, les groupes d’étudiant·es, les recteurs des Collèges et Athénées d’OLLN.
  • Responsabilisation : Que la commune et les pouvoirs publics agissent sur tout ce qui est de leur ressort : répression, aux moyens de communication, aux questions d’urbanisme et de mobilité (voiries sécurisées) et surtout à la coordination des professionnel·les et des associations.
  • Communication coordonnée : que le Commissaire de Police transmette à l’Unité de Police informatique les adresses informatiques des discussions où l’on trouve des appels au viol et à la violence, dont notamment des adresses à l’intérieur de l’UCL. Ces adresses informatiques doivent être surveillées, contrôlées et sanctionnées.
  • Aménagement du territoire “safe” : Coordonner et mettre en place rapidement des marches exploratoires pour la sécurité dans la ville de Louvain-La-Neuve (qui analysera, par exemple, le besoin d’éclairage dans certaines rues, la cartographie des lieux insécurisants avec l’aide de la carte pré-existante de l’ULC, un système d’appel à l’aide, etc.)
  • Formation de la police : plus de collaboration avec la police et qu’elle soit plus formée à ces questions afin de pouvoir répondre aux besoins des victimes venant porter plainte et pour la prévention. La formation continue devrait aller au-delà du volet « violences intra familiales ». Et que la police donne accès à des statistiques transparentes des faits.
  • Sensibilisation : Sensibiliser le personnel administratif concerné de la Commune pour l’informer de ces demandes, le sensibiliser avec les nouvelles récentes et coordonner avec eux des nouvelles dispositions et mesures à prendre pour la sécurité des femmes et autres groupes discriminés dans la ville. Et concevoir, au-delà de la sensibilisation, un cadre de formation.

3- Destinées aux autorités provinciales, régionales ou fédérales

Ces demandes à la province, région ou fédéral devraient être appuyées par l’Université, les Hautes-Écoles et la commune comme légitimes intermédiaires de ces revendications.

Avoir un centre de coordination, comme le centre de Planning familial, les maisons de refuge. Un centre qui permet à des associations et à d’autres services de dénoncer, de se raccrocher, de faire effet boule de neige. Ce centre doit évidemment avoir des moyens et du personnel compétent, qui peuvent être demandés aux autorités provinciales et régionales. D’autant qu’il n’y a pas vraiment de centre d’accueil dans notre province. Pourrait-il donc installer un CPVS, Centre de Prises en charge des Violences sexuelles, à Louvain-la-Neuve ? Cette possibilité suppose qu’on réfléchisse et que l’on se mette en relation avec la Chambre des députés fédéraux où une loi est en préparation -si l’on doit faire pression pour que dans les 10 CPVS qui sont prévus d’ici là, il y ait finalement un proche de LLN. En effet, il est prévu d’en ouvrir dix d’ici la fin de la législature dont 3 en 2021. Il n’y a pas de perspective claire à ce stade-ci d’une ouverture d’un CPVS proche de l’université de LLN.

L’école, qui devait être le lieu d’apprentissage de la diversité, de la bienveillance, devrait remplir son devoir de sensibilisation : il faut décoloniser les savoirs, apporter une éducation sexuelle non hétéronormée et basée sur le consentement. Et pour faire cela, il est indispensable d’imposer ces sensibilisations dans les programmes scolaires et d’offrir une réelle formation au corps enseignant un moins au niveau du secondaire présent dans la ville d’OLLN. Nous encourageons les acteur·trice·s concerné·es à examiner et évaluer l’application des programmes et outils de l’EVRAS pour que l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle soit plus systématique, incorporant le principe de l’égalité hommes-femmes, des outils de plus de protection pour les filles et de détection et signalement de comportements sexuelles transgressifs.

Nous envisageons d’avoir un échange avec Madame Sarah Schlitz, Secrétaire d’État à l’Égalité des genres, à l’Égalité des chances et à la Diversité, adjointe au ministre de la Mobilité, il y aura bien un chapitre prévu sur les violences en milieu étudiant. Le dialogue direct avec le Cabinet doit être entrepris, pour que cela réponde réellement aux besoins que ressentent les associations de LLN jour après jour.

4- La sensibilisation et l’éducation comme prévention

Une campagne de sensibilisation apporte évidemment des informations et formations permettant aux filles de se protéger et de réagir à la violence et aux agressions (droits, aides possibles, protocoles à suivre, etc.) mais il ne faut pas remettre tout sur la protection des femmes. Il s’agit surtout de modifier le comportement de l’agresseur. La sensibilisation doit donc être dirigée vers les potentiels agresseurs (devoirs, égalité de genre, conséquences, etc.) et d’acteurs concernés, comme la police, par exemple. Il faut évidemment punir les agresseurs et les violeurs, mais il faut surtout les sensibiliser pour que l’acte n’ait pas lieu. Le préventif doit passer par une sensibilisation d’ampleur et ambitieuse.

Nous encourageons vivement les autorités de l’UCLouvain et des Hautes Écoles à promouvoir, en collaboration avec des ASBL, la commune et d’autres acteurs, des propositions de solutions qui prennent en compte la prévention de l’agression, c’est à-dire, faire de la sensibilisation active contre le sexisme afin de traiter la source des agressions à tous les niveaux.

Au niveau des universités, nous invitons l’UCLouvain et les Hautes-Écoles à produire un réel plan ambitieux pour sensibiliser l’ensemble des étudiant·e·s tout au long de l’année: à travers de formations, de la communication, des informations dans les auditoires lors de la rentrée et lors des activités festives; organisées des conférences et des ateliers de sensibilisations thématiques avec des outils tel des guides, et des outils anti-agression. Avec une attention particulière à viser le public « homme cisgenre » pour le sensibiliser à ce qu’est un comportement sexiste, un changement des valeurs et attitudes qui sous-tendent les violences fondées sur le genre, et qui sont des manifestations d’une organisation historique de la société fondée sur la domination et la discrimination des femmes par les hommes.

Les contenus doivent aider à déconstruire le sexisme, la domination masculine globale, la culture du viol et à apprendre ce qu’est le consentement et le respect des femmes, avec une attention notamment au niveau du folklore. La question de l’alcool et le consentement qui a assez évolué ces dernières années peut notamment être combiné avec une campagne “guindaille 2.0” optimisée avec le volet consentement.

Nous encourageons donc l’UCLouvain à monter des formations adaptées afin de désexualiser le regard sur nos corps, ainsi que pour déconstruire et décoloniser nos idéaux. Désexualiser et décoloniser nos corps, donc cesser de considérer nos corps comme des objets purement sexuels, et nous éloigner des normes que le colonialisme hétéro-normatif blanc et le patriarcat nous ont imposés pour qu’on puisse se les réapproprier, comme première condition pour que nous les femmes et minorités de genres puissions enfin nous réapproprier l’espace public.

Il faudrait étudier s’il est pertinent de développer et d’améliorer le plan SACHA avec un·e professionnel·le qui le mettrait en place et coordonnerait une équipe d’étudiant·es-contact qui auraient des objectifs de sensibilisation sur le campus et d’information auprès des étudiant·es.

Annexes

Les ASBL et d’autres acteurs

Plusieurs ASBL travaillent sur OLLN autour des violences faites aux femmes, dans la prévention et l’accompagnement aux victimes des agressions et dans la formation. Plusieurs d’entre elles voudraient coordonner mieux ces actions.

Le Collectif des Femmes travaille depuis des années contre la violence envers les femmes et, entre autres programmes d’action, il prend déjà en charge les personnes victimes de violence avec une aide juridique gratuite. Le Collectif a réagi à la campagne d’affichage dans l’UCL et face aux dénonciations des groupes d’étudiantes à LLN. Il s’agit de quelque chose de grave. Déjà en octobre 2020 dans le rassemblement à LLN le Collectif et plusieurs associations d’étudiantes ont manifesté contre les violations. Le cahier de revendications concrètes reçu par le vice-recteur, le bourgmestre et le chef de police devrait produire des résultats importants ; il est, donc, nécessaire de faire bouger nos démarches et faire monter en force nos actions, associer d’autres initiatives et d’autres groupes et passer à d’autre niveau.

De nombreuses victimes se retrouvent au Planning familial et demandent des aides, des interventions, d’ordre plutôt psychologique. Avec ces personnes-là qui ont connu un traumatisme, il faut vraiment une prise en charge professionnelle. Ce qui est important pour nous c’est de soigner, mais avant tout c’est de faire de la prévention. Proposition de partenariat concernant la prévention !

Un accueil avec des professionnels se fait déjà à l’hôpital Saint-Luc de Bruxelles, il faudrait un centre similaire ici à l’hôpital Saint-Pierre d’Ottignies-LLN pour faire constater et ensuite pouvoir porter plainte au commissariat à Ottignies- LLN (y compris les week-ends).

Le but de l’AGL est de représenter les étudiants au niveau des instances universitaires. À la suite de l’action d’octobre, l’AGL s’est organisée avec d’autres collectifs étudiants actifs au niveau de l’animation étudiante, un milieu où les agressions sont aussi présentes. Ils envisagent la création d’une campagne au niveau du consentement dans le milieu festif, dans les cercles étudiants. Des panneaux qui seront placés dans toutes les salles des animations étudiantes pour rappeler que le consentement ce n’est pas quelque chose d’anodin.

Cette campagne de sensibilisation est créée en concertation avec le GCL, la Fédé et l’Organe, les représentants respectivement des cercles, régionales et KAP’s . Thé OK, l’Angela et le Kap Hot sont des collectifs qui travaillent aussi avec les grands collectifs étudiants à sa mise en place, le but global est de pérenniser le projet comme guindaille 2.0 et que ce soit vraiment connu de tous et toutes.

Comac, groupe étudiant politique participe à la libération de la parole des femmes, travaille et sensibilise sur diverses thématiques dont le sexisme.

Les marches exploratoires en collaboration avec l’ASBL Garance – qui délivre entre autres des formations à la défense verbale et physique-, prévues avant le premier confinement, pourraient être relancées.

Le plan Sacha (Self Attitude contre le harcèlement et les agressions) est un instrument mis à disposition de toute association intéressée par l’ASBL Z !, qui permet de lutter contre les violences sexuelles et sexistes en milieu festif spécifiquement ; ce plan est subsidié par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Vie-Féminine, active sur LLN, travaille particulièrement sur les violences masculines et conseille de se baser sur une lecture genrée et sur la Convention d’Istanbul comme outil pour développer au niveau communal des mesures pour lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes. Elles peuvent donner des formations et des animations d’éducation permanente féministe.

Réunions et groupe de concertation

  • Notre proposition maximale et vraiment prioritaire ici est de déterminer que ce groupe qui se réunit maintenant sera le groupe de coordination et de travail entre les autorités présentes ici et les associations et collectifs et groupes d’étudiants de l’UCL. Ce groupe sera chargé de faire avancer les résolutions prises et d’évaluer leur mise en œuvre effective avec leurs échéances.
  • Nous proposons une prochaine réunion de concertation avec les collectifs et personnes présentes ce 04 mai 2021 pour fin juin 2021 et une seconde le lundi 20 septembre 2021 dans le but de travailler ensemble sur la problématique des agressions sexistes et sexuelles à Louvain-la-Neuve.

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